Atualità / Actualité/Oupinioun / Opinion

Les raisons d’une renaissance

Oui, le Comté de Nice est vivant ! Musique, théâtre, cuisine, langue … le pays niçois se porte plutôt bien d’un point de vue culturel ; en tout cas beaucoup mieux que l’on aurait pu imaginer il y a dix ou quinze ans.

Blason du Comté de Nice

Si les années 90 semblaient sonner le glas des cultures régionales, alors considérées par beaucoup comme inutiles, voire carrément « ringardes » ; le reflux s’est amorcé à partir des années 2 000. Prenons l’exemple de l’enseignement  : littéralement interdit pendant des décennies, toléré par la suite, l’enseignement du nissart dans le secondaire n’a attiré pendant longtemps qu’une poignée d’étudiants. Depuis le début du XXIe siècle, ils sont environ 1 500 à le passer chaque année au baccalauréat ; et la demande continue de progresser.

Un regain d’intérêt

Contredisant dans les faits ceux qui s’empressaient de les voir disparaître, les identités régionales renaissent. Elles suscitent même un véritable regain d’intérêt, en particulier chez les jeunes. Avec la mondialisation, les progrès spectaculaires des techniques, l’essor des moyens de communication, en quelques années à peine l’international est devenu un fait du quotidien. Savoir d’où l’on vient, c’est aussi se poser la question de savoir où l’on va ; dans un monde qui va vite, très vite… la problématique des racines et de l’identité prend alors tout son sens.

Mais revenons-en au Comté de Nice. Son identité est une vaste question ; certainement plus complexe que l’image superficielle des palmiers et du « bling bling » que nous renvoie la « Côte d’Azur ».

Terre de montagnards au bord de la Méditerranée, le Pays Niçois est le fruit d’une géographie particulière et d’une longue Histoire alors que la « Côte d’Azur » résonne comme une réalité qui nous aurait échappé ; une construction récente qui manque de sens. Ce « particularisme niçois » peut sans doute s’expliquer par le fait que le Comté de Nice est le dernier territoire à avoir été intégré à la France, il y a 150 ans à peine. Qu’en l’espace d’un siècle, il a subi des transformations radicales, au rang desquelles on peut noter la multiplication par dix du nombre d’habitants, l’invention du tourisme ou la transformation du littoral par le béton. Il s’explique peut être aussi par la quasi insularité entretenue pas son enclavement géographique, savamment cultivé par sa classe politique de longues années durant.

Une culture qui évolue

De Terra Amata et Cemenelum à la dédition de 1388, du Roi Charles Félix aux barbets en passant par Garibaldi et Catherine Ségurane, les empires et les royaumes se sont succédés sur ce petit bout de terre, la « nissardité  » est restée. Nous aurons l’occasion de revenir dans ces colonnes sur tous les éléments qui façonnent les gens de ce pays. Des éléments qui sans être occultés, n’ont généralement ni la faveur de l’histoire officielle, ni celle des grands médias. La plupart du temps, les identités régionales sont reléguées à leurs coutumes folkloriques, gentille image d’un autre temps… révolu.

Et bien ce n’est pas le cas, pas au sens où nous l’entendons. Etre attaché à sa culture n’est pas une lubie de nostalgique  ! Notre culture évolue et il faut s’y faire. Refuser ce fait, refuser de la transmettre, de s’ouvrir et de la voir évoluer c’est la condamner à disparaître. Qui est attaché au Comté ne peut raisonnablement espérer le voir se transformer en une « réserve d’indiens ». De Francis Gag à Richard Cairaschi, de Jean Luc Sauvaigo à Noëlle Perna, de Louis Pastorelli aux Rauba Capèu, sans oublier les milliers de bénévoles engagés dans les associations, nombreux sont ceux qui n’ont eu de cesse de créer autour de la culture niçoise.

Aux côtés de ceux qui, à l’image de l’Academia Nissarda ou du Sourgentin ont veillé à son histoire, nombreux sont tous les autres qui n’ont cessé d’inventer et de transmettre, à une époque où ce n’était certainement pas à la mode. La tendance s’est désormais inversée et il s’agit de préserver tout ce qui fait notre culture d’une quelconque récupération politique. Faisons la prospérer, transmettons notre art de vivre, nos pantaï, notre langue à ceux qui en sont curieux, essayons de contribuer à son développement et à sa diffusion.

Gisement

Alors que la crise économique bat son plein, que le lien social continue de se déliter notamment en milieu urbain, la force de notre culture est d’être un véritable gisement. Une mine d’or pour partager et ranimer le lien entre tous ceux qui vivent, ou ont choisi de vivre dans notre Comté.

A juste titre, la République Française a érigé la « Diversité » comme une priorité : ses régions en font partie. Dans ces colonnes, nous défendrons une identité positive et ouverte qui a vocation à intégrer tous ceux qui le souhaitent. Nous irons chaque semaine à la rencontre de ceux qui la composent et la font vivre.

Vous trouverez également un agenda des évènements, qui faisait défaut dans la presse écrite, jusqu’à ce que le Petit Niçois, titre historique du Comté de Nice, ne décide d’y remédier.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s