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Une école bilingue existe déjà dans l’Académie de Nice !

Un article de Var Matin daté du 3 décembre nous apprend qu’une école bilingue existe déjà dans l’Académie de Nice !! Elle se trouve à Cuers dans le département du Var et compte 4 classes et 77 enfants scolarisés.

Pourquoi cette inégalité manifeste ??

Quelles sont les explications ? ?

Continuons à faire signer autour de nous pour demander une EGALITE de traitement DANS LA MEME ACADEMIE entre le département des Alpes Maritimes et le département du Var !

POUR UNE CLASSE FRANCAIS-NISSART A NICE !

Signez et faites signer la pétition:  http://www.petitions24.net/ecolebilinguefrancaisnissart

Une école bilingue Français-Provençal à Cuers
Unique ! Dans les quatre classes de l’établissement ouvert en 2004, les cours sont dispensés dans les deux langues, à parité horaire égale

Soixante-dix-sept enfants sont scolarisés dans quatre classes à l’école publique bilingue français-provençal Yves-Bramerie de Cuers.

Dans l’académie de Nice, elle est unique et force l’exemple. Ouverte en septembre 2004, l’école primaire Yves-Bramerie de Cuers est bilingue français-provençal.

« Cela veut dire que, de la grande section CP au CM2, les cours sont dispensés à parité horaire égale dans les deux langues. En d’autres termes, le provençal est une langue enseignée et une langue d’enseignement », s’enthousiasme Isabelle Fabre, directrice de cet établissement à taille humaine, au sein duquel soixante-dix-sept enfants sont scolarisés (1). La formule remporte un succès certain et soulève l’engouement des parents. Pour satisfaire quatorze nouvelles demandes d’inscriptions, une quatrième classe multiniveaux a même été ouverte à la rentrée scolaire 2010-2011. Important à l’heure où, hors des grandes agglomérations, tant d’autres classes sont supprimées. Comme pour toutes les écoles, c’est le principe de la domiciliation qui prévaut à Yves-Bramerie, mais il y a des dispenses. « Nous sortons le provençal du carcan folklorique dans lequel il est enfermé », insiste la directrice.

Des outils pédagogiques maison

C’est Robert Clarimon, inspecteur d’académie de l’époque – et Catalan d’origine –, qui, conscient du potentiel, a décidé de créer cette école bilingue sur les fondations de la dynamique « Calendreta » (école associative), qui fonctionnait alors à Cuers et a dû fermer ses portes. Mais en intégrant le giron de l’Éducation nationale, il a fallu innover, défricher des terres linguistiques et pédagogiques nouvelles. « Il n’existe pas de manuel scolaire en provençal et peu d’ouvrages sont adaptés. Avec les trois autres enseignants de l’école, nous façonnons les outils de cours pour le bilinguisme. Nous traduisons des albums, élaborons des logiciels informatiques, observe Isabelle Fabre. De même, nous avons choisi d’opter pour l’écriture “mistralienne” du provençal, dont la graphie et la phonétique sont les plus proches du français. » Une directrice qui revendique son militantisme et compte trente ans d’enseignement à son actif. « J’ai toujours intégré un peu de provençal dans mes classes. Sous forme de chansons, de petites histoires… Quand j’ai appris que le projet de création de cette école bilingue était lancé, j’ai postulé. » Un choix qu’elle ne regrette pas. « Quand un enfant de trois ans me demande “Maîtresse? Pourquoi est-on obligé de faire du français”, c’est un bonheur! »

Des cours du soir pour les parents
Sept ans après, le pari est gagné. Et la langue de Mistral s’exporte même au-delà de l’établissement. « Depuis deux rentrées, j’anime des cours du soir pour une quinzaine de parents motivés, qui ne le parlent pas et se sont pris au jeu, lance la directrice. C’est surtout important pour qu’ils puissent aider leurs enfants à faire leurs devoirs, à réciter les poésies… » Quant aux bénéfices pédagogiques – la motivation première des parents – ils sont indéniables. Les apports sont ceux de l’apprentissage précoce d’une autre langue. Les élèves qui sortent de l’école de Cuers acquièrent un niveau en provençal équivalent au niveau d’anglais d’une classe de cinquième au collège. Mais au-delà des statistiques, l’école Yves-Bramerie est avant tout un établissement au sein duquel les élèves et leurs enseignants se sentent bien. « Es uno poulido escolo e es bèn de li travaia (C’est une jolie école où il est agréable de travailler) », conclut joliment Antoine, élève de CP, du haut de ses cinq ans.

1. La seule autre école bilingue français-provençal a été ouverte cette année dans l’académie d’Aix-Marseille à Maillane, patrie de Frédéric Mistral.

Jean-Marc Vincenti

Source « Var Matin » : Cliquez !

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