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Le nouveau « Sourgentin » est arrivé : Cimiez est-il bien niçois

SIES SEGUR QU’ES BEN NISSART, CIMIES ?

CIMIEZ EST-IL BIEN NICOIS ?

Per touplen de Nissart, soubretout aquestu d’en riba seneca dòu Paioun, Cimiez (que deurìan bessai escrieure Cimiès) noun sembla veramen un quartié nissart. Es ver qu’un bouòn segle de reviramen a fach d’aquéu luec un quartier per lu ric, couma un decorou artificial, fach d’oustarìa de lussou, de vila e de maioun… que couston pebre ! Segur, la plana vesina avìa tamben li siéu belli avenguda et lu siéu quartié privilegiat, ma la couòla semblava devenguda una « vila coulouniala », assoustant darrié d’auti clea lu palai dei fourestié fourtunat. E cau counfessà qu’aquestu « estrangié » poudìon estre de Francès qu’an passat lou Var après lou 1860…

Pura, si deven remembrà que « Cemenelum » es au couòr de la nouòstr’istoria despi doui milenari e, qu’un còu la vila roumana abandounada, Cimiès es restat lountems una terra prousperouha, courtivada per de Nissart, denant que lu oulivié siguesson remplaçat per lu paumoulié o lu chèdrou…

Lou mounasteri dei padre francescan resta un centre de la vida poupulara, soubretout per lu festin qu’agradon touplen ai Nissart à cada generacioun. Ma lu alentour de la gleia fouguèron tamben, au lonc dei segle, un cementeri qu’a reçauput lou darnié souon de paisan vengut d’un mouloun de luec de la campagna nissarda e pas soulamen li grani familha qu’an sempre aquì de gran mounumen : en cercant lu vouòstr’antenat, encountrerès da segur de courtegi vengut aquì per lu camin despì Brancolar, Cap de Crous, Carabacel, l’Aubre o meme San Roc…

Aquestu darnié pensié noun cercon da legitimà un discutable « drech dòu souòl », ma puléu à encouragià lu Nissart d’ancuei à si sentì au siéu soubre d’aquela couòla aimabla e de la si reaprouprià en lou couòr.

Jouan-Miquéu Bessi

CIMIEZ EST-IL BIEN NICOIS ?

Pour beaucoup de Niçois, ceux de la rive gauche du Paillon en particulier, Cimiez (qui serait peut-être plus acceptable orthographié en « Cimiès ») n’est pas ressenti comme un quartier niçois. Il est vrai qu’un bon siècle de mutations en a fait un quartier pour les riches, artificiel et superficiel, ville des palaces, des villas et des immeubles, trop chers pour la plupart… Bien sûr, la plaine voisine avait aussi ses belles avenues et ses quartiers résidentiels, mais la colline avait acquis une image de « ville coloniale », abritant derrière des grilles les belles demeures des étrangers fortunés. Le terme « étrangers » pouvant s’appliquer aussi aux Français ayant franchi le Var après 1860 !

Pourtant, il faut se souvenir que l’antique Cemenelum est au cœur de notre Histoire depuis deux millénaires et, qu’après l’abandon de la ville romaine, Cimiez resta longtemps une terre agricole assez favorisée et cultivée par des Niçois, avant que les oliviers ne cèdent la place à des palmiers ou des cèdres…

Par ailleurs, le monastère franciscain est un des centres de la vie populaire niçoise, en particulier lors des festins, si importants dans le cœur des habitants de toute la cité. Mais, les abords de l’église furent depuis des siècles un lieu de sépulture accueillant les défunts de la paysannerie d’une bonne partie des campagnes niçoises et pas seulement les grandes familles aristocratiques dont les tombes monumentales sont encore visibles. En cherchant vos ancêtres, vous pourrez imaginer les cortèges funèbres venant par les chemins de Brancolar, Cap de Croix, Carabacel, mais encore de la vallée du Paillon, vers « l’Arbre » ou même St-Roch…

Ces dernières réflexions ne cherchent pas à légitimer un quelconque « droit du sol », mais à encourager les Niçois à se sentir chez eux sur cette aimable colline et se la réapproprier affectivement.

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2 réflexions sur “Le nouveau « Sourgentin » est arrivé : Cimiez est-il bien niçois

  1. Si Cimiès es pas nissart ahura ieu sieu Parisenc.
    Il y a soixante ans, il y avait le Cimiez d’en dessous le Prés Catelan et le Cimiez d’au dessus.
    On y faisait encore de l’olive, du vin, il y avait des maraichers car il y a encore des sources et des puits. J’accompagnais mon pére à la chasse ou aux asperges sauvages dans le vallon des fleurs ou celui des Fadas (St Marie). Il y avait des vaches et des chêvres et nous allions chercher le lait dans les fermes. La plupart des familles niçoises avaient leur potager, leur verger, des poules, des lapins et des pigeons. Ceux qui ont vendus leur terre, l’on encore regretté au jour de leur trépas, car nul ne s’est enrichit , leurs héritiers se sont retrouvés pour la plupart petits employés.
    Aujourd’hui la spéculation foncière et immobilière font que les dernières familles niçoises n’ont plus les moyens de se maintenir dans ce quartier, les taxes et impôts ainsi que les frais d’entretien du patrimoine, conduisent les enfants et les petits enfants à abandonner le quartier.
    Un peuple qui brade sa terre pers son âme. Barbajohan que l’in as la maihon de su ancian à Cimiès.

    • Bonjour Barbajohan,
      Et merci de votre intérêt pour Lou Sourgentin et de ce « courrier des lecteurs » que vous nous envoyez par internet 😉
      Je pense que vous devez être un abonné* du magazine, ainsi vous avez pu constater que nous sommes finalement d’accord avec vous : Cimiez et bel et bien niçois … d’origine.
      Bien cordialement.
      Alex
      * actuel ou futur

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