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Balade à Nice sur les pas des écrivains

signature le mercredi 18 avril à partir de 18 h

 de l’ouvrage « Balade à Nice et dans les Alpes-Maritimes,
sur les pas des écrivains » Ed. Alexandrines 


à la librairie Masséna (55, rue Gioffredo, Nice)

Cet ouvrage collectif original, mêlant littérature et tourisme, a été dirigé par Alex Benvenuto, auteur de plusieurs ouvrages sur la région. Raoul Mille en a rédigé la préface.
Dans cette Balade, de grands auteurs nous racontent savoureusement l’existence quotidienne des écrivains de Nice et des Alpes-Maritimes, nous restituant à la fois la vie sociale et l’histoire de la région. Les gens de lettres qui y ont vécu, aimé, écrit…  n’en sont-il pas les témoins les plus avertis ?
Terre d’attraction depuis le XVIIIe siècle, Nice et les Alpes-Maritimes ont su charmer toujours, retenir souvent, les promeneurs de France et d’ailleurs ; et le voyage sur la Riviera devient, après 1815, un rite mondain important. Mais on vient aussi à Nice pour soigner son spleen ou sa santé.

Maeterlinck, Gary, Cocteau, Nucera, Le Clézio et plus de trente autres écrivains y fixent leur légende : les Alpes-Maritimes deviennent un mythe littéraire. La Riviera enflamme l’imagination des plus grands romanciers !

De grands biographes, passionnés de ces écrivains, écrivains eux-mêmes, nous racontent la vie intime, l’histoire de ces auteurs sur la Côte d’Azur, chère à Stephen Liégeard., entre autres Jean-Claude Lamy, Marie-Louise Audiberti, Paul Gellings…, Laurence Campa, Suzanne Cervera, Marie-Thérèse Pulvénis de Séligny, Hélène Metlov, Nicole Vaillant, Jean-Marc Giaume,  Sylvie Lecat, Véronique Thuin-chaudron, Laurence Genevet, Martine Arrigo Schwartz, Carine Maret, Isabelle Gruca, Fioretti Cédric, Jean-Marc Laugier, José Cucurullo, Gilles Montelatici   … Ce sont trente-et-un conteurs-biographes passionnés qui nous font revivre les grands écrivains dans leur intimité.

Ce panorama des écrivains est abondamment illustré de photos tirées d’albums de famille ou d’archives.
Cet ouvrage qui compte 304 pages, une centaine d’illustrations et une belle couverture couleur, permet de découvrir Nice et les Alpes-Maritimes de façon originale en apportant un éclairage plein de fantaisie et de surprises.
La présentation du livre à la presse, en présence du directeur de l’ouvrage Alex Benvenuto et des auteurs-biographes, sera suivie à 18h d’une séance de dédicaces, et à 19h, d’un verre de l’amitié.

Caractéristiques du livre :

-11/21 cm, beau papier ivoire, cousu, relié avec rabats, couverture couleur

– 304 pages, 100 illustrations noir & blanc

– Prix : 21,50€

Présentation

 Grandir dans le quartier du port à Nice, c’était une chance qui n’était pas donnée à tout le monde… C’est à ce jardin des oliviers que je voudrais revenir sans cesse… C’est sans doute cette lumière, cette douceur, et la présence forte de la mer, l’âpreté des rochers de calcite sous le soleil qui créaient cette proximité, cet appel – n’est-ce pas cela justement que Nietzsche ou Valéry étaient venus y chercher ? J.-M.G. Le Clézio.

 Ville natale de Le Clézio, Didier van Cauwelaert, Louis Nucéra, Max Gallo, Nice mais aussi Cannes, Antibes, Villefranche-sur-Mer et toutes les Alpes-Maritimes… ont aimanté, voire amanté depuis le XVIIIe siècle grands écrivains, poètes, philosophes et romanciers de tous horizons. Et des plus prestigieux ! De l’écossais Tobias Smollett au russe Ivan Bounine, de Maurice Maeterlinck à Hemingway, de Friedrich Nietzsche à Romain Gary, de Jean Lorrain à André Gide, de Witold Gombrowicz à Somerset Maugham, de Maupassant qui cabotait sur le Côte d’Azur avec son Bel-Ami à Blaise Cendrars qui goûtait dans son oasis de Saint-Segond une vie paisible d’écriture… nous visitons ces lieux uniques guidés par leur regard et leur voix.

De grands biographes, passionnés de ces écrivains, écrivains eux-mêmes, nous racontent la vie intime, l’histoire de ces auteurs surla Côted’Azur, chère à Stephen Liégeard.

Ce panorama des écrivains est abondamment illustré de photos tirées d’album de famille ou d’archives. C’est un ouvrage collectif au double point de vue du nombre d’écrivains qu’il évoque (trente-trois), et des auteurs de biographies.

Pas un nuage au ciel, pas de vent, un soleil magnifique. Je mange des petits pois et l’on trouve des fraises mûres dans les bois. Cannes est un pays de cocagne… se délectait Prosper Mérimée qui poursuivait : Je vis sous le plus beau ciel du monde à la manière des lézards.

Quatrième de couverture

 Dans cette Balade, de grands auteurs nous racontent savoureusement l’existence quotidienne des écrivains, nous restituant à la fois la vie sociale et l’histoire de la région. Les gens de lettres qui y ont vécu, aimé, écrit… n’en sont-il pas les témoins les plus avertis ?

Terre d’attraction depuis le xviiisiècle, Nice et les Alpes-Maritimes ont su charmer toujours, retenir souvent, les promeneurs de France et d’ailleurs ; et le voyage surla Riviera devient, après 1815, un rite mondain important.

Mais on vient aussi à Nice pour soigner son spleen ou sa santé : « Lorsqu’on a passé quarante ans, disait Mérimée il faut se tenir au soleil le plus qu’on peut. Je serais déjà mort, enterré et remplacé à l’Académie, si je n’avais compris la sagesse des hirondelles qui changent de pays suivant les saisons. »

Maeterlinck, Gary, Cocteau, Nucéra, Le Clézio et bien d’autres écrivains y fixent leur légende : les Alpes-Maritimes deviennent un mythe littéraire.

La Rivieraenflamme l’imagination des plus grands romanciers !

Mon corps – laissons l’« âme » hors du jeu – mon corps se sent enthousiasmé… On m’a vu souvent danser dans ma joie, s’extasiait Nietzsche.

Cet ouvrage a été conduit et coordonné par Alex Benvenuto, maître de conférences à l’université de Nice-Sophia Antipolis, membre du comité de rédaction du Sourgentin et auteur d’une douzaine d’ouvrages sur les Alpes-Maritimes.

Extraits

Au soleil de Villefranche, Blaise Cendrars

par Frédéric Jacques Temple

« En 1948, j’eus l’audace des timides en demandant à des écrivains pour qui j’avais de l’estime ou de l’admiration de m’aider à ranimer une très modeste revue montpelliéraine. Seuls, Jean Giono et Blaise Cendrars me répondirent en me donnant, le premier une nouvelle (« débrouillez-vous, trouvez le titre »), le second un chapitre du Lotissement du ciel, livre à peine terminé. Ils n’avaient rien exigé. Peu leur importait de savoir qui j’étais, en compagnie de qui ils seraient au sommaire. Et Cendrars avait ajouté : « Si vous venez un jour, ayez la bonté de prévenir à cause du ravitaillement »… Après avoir publié ce chapitre, Le Ravissement d’amour, je me décidai à donner suite à son invitation. Le 3 juillet 1949, un ami qui allait en Italie me déposa sur le quai de Villefranche-sur-Mer. Dans la rade, mouillaient des unités de la flotte américaine. C’était la fête. Sans m’y attarder, je volai, je planai vers le domaine de Saint-Segond à l’abri du vacarme. Pour y parvenir, il fallait gravir, sous la canicule, un interminable raidillon empourpré de bougainvillées, et enfin apercevoir, au-delà d’un portail, une maison entourée de cyprès. J’étais essoufflé, inondé de sueur. Après avoir calmé ma respiration, je sonnai. À l’étage, apparut à une fenêtre un torse puissant surmonté d’une tête de flibustier. J’étais bien là, devant cet homme admiré, mais dont j’avais redouté l’examen de passage. Et si, après coup, il avait regretté son geste ? Qu’étais-je avec ma si pâle revue ? J’étais là, trempé de sueur, dans l’attente du verdict. J’entendis crier : « J’arrive ! » Quelques secondes plus tard, je serrai enfin la légendaire main amie. … »

« Francis Gag est de ceux qui font lever le soleil. Tant que vivront des êtres de ce bel aloi, on pourra se dire que tout n’est pas perdu et que l’homme ça n’est pas rien. »

Louis Nucéra

Louis Nucera, l’éclaireur de Nice

par Bernard Morlino

« On ne peut pas parler de Nucéra sans évoquer sa passion pour Nice. Quand toute la presse nationale massacrait les années Jacques Médecin, il se redressait pour clamer la beauté de sa ville natale. À ce moment-là, il était seul contre tous, combattant les clichés de la salade niçoise, du carnaval et de la baie des Anges pleine de requins. Réduit-on Cambrai à des bêtises ? Quand on taxait Nice de cité de vieillards grabataires, de maffieux recyclés en notables, de politiciens véreux, de ramassis de racistes invétérés, Louis Nucéra ripostait par les preuves historiques de l’hospitalité légendaire des Niçois qui se sont intégrés parfaitement dans la République– sans plus jamais réclamer leur indépendance depuis 1860 – et pour enfoncer le clou, il dégainait sa liste magique des amoureux de Nissa la Bella. Auxignares de la capitale, il rappelait que Nice fut aimée par Nietzsche, Tchekhov, Matisse, Jules Romains, Colette, Maeterlinck, Berlioz… Chaque fois qu’il parlait de Nice, Nucéra soulignait sa capacité d’intégration sans perdre son identité, basée sur sa légendaire cuisine – des pays n’ont pas autant de recettes différentes ! – et sur sa langue (et non pas un dialecte). Est-ce que Marcel Pagnol serait devenu aussi célèbre s’il avait écrit son œuvre en provençal comme Francis Gag a écrit la sienne en nissart ? »

Gaston Leroux dans l’azur de la Baie des Anges,

par Jean-Claude Lamy

« Peut-on travailler sur la Riviera ? C’est la question qui fut posée à Gaston Leroux quand il s’installa à Nice en 1909. Sa réponse parue dans la Revue des lettres et des arts en fait un écrivain du soleil qui n’aimait guère le farniente. Il ne transpirait que sur ses romans feuilletons ou au casino devant le tapis d’une table de jeu.

“Je ne suis heureux de travailler que dans la lumière du jour – le travail de nuit a toujours été pour moi un abominable supplice – et comme il n’est point au monde de plus belle lumière que la vôtre, je travaille chez vous avec délice.

Mes plus sombres imaginations, et je vous prie de croire qu’il y en aura quelques-unes dans Le Fantôme de l’Opéra qui est en train de venir au monde, sont nées des plus beaux rayons de soleil. C’est à Gavaran que le génie divinatoire de Joseph Rouletabille s’est donné libre carrière l’an dernier, en face du mystère des Roches Rouges, cependant que l’air était tout embaumé du Parfum de la Dame en noir et de la bouillabaisse que nous préparaient les frères Abbo… Enfin, dans ce pays où tant de travailleurs viennent s’amuser, moi je m’amuse à travailler – s’il fait beau. »

Cannes, l’unique passion de Mérimée

par José Cucurullo

« Dans les années 1860, la Croisetten’est encore qu’un chemin de terre qui longe la baie de Cannes, se perd dans les dunes du côté de Golfe-Juan puis retrouve la route d’Antibes qui continue en direction de Nice. Au soleil d’hiver la foule se presse sur la promenade : aristocrates et bourgeois de toute l’Europe, mais surtout des Anglais aux tenues extravagantes, bas rouges et vestons à doublure de grèbe, qui agacent un chroniqueur célèbre, arrivé depuis peu. Mais il y a pire que les tenues vestimentaires : les sujets britanniques à la suite de Lord Brougham, le découvreur de Cannes, arrivé en 1834, ont acheté des terrains et la bourgade de pêcheurs s’est métamorphosée ; ils y ont construit des villas austères et des châteaux gothiques que déteste le nouvel hivernant, par ailleurs inspecteur des monuments historiques : Prosper Mérimée… Ses deux gouvernantes anglaises lui ont déniché un logement dans la maison Sicard, 6, rue Bivouac-Napoléon (aujourd’hui 3, square Mérimée) non loin de la Croisette. L’amateur d’art ne pouvait mieux trouver : dans l’encadrement de sa fenêtre le paysage lumineux de la baie s’inscrit à la manière d’une composition picturale qui le subjugue. Sa correspondance en témoigne : « Prenez des turquoises et des lapis-lazuli, voilà pour le fond. Mettez-moi dessus de la poudre de diamant avec des feux de Bengale, ce sera pour deux ou trois petits nuages au-dessus de votre montagne. Quant à la mer, prenez…ou, plutôt, ne prenez pas autre chose que le chemin de fer pour venir la voir… »

Prosper Mérimée

Cyril Connolly, entre Cagnes,Saint-Paul et La Gaude

par Keith Dixon

“Les cafés de la place du château, à Cagnes, jouxtent des ateliers juchés au-dessus de petites cours ou de jardinets. C’est le rendez-vous des écrivains et des peintres. Tout ce petit monde boit, refait le monde, se dispute, se réconcilie, s’entraide. On y rencontre les exilés de la terre entière. Modigliani peint dans le même atelier que ses amis Soutine et Foujita, Wery y retrouve Matisse. Tous viendront célébrer Renoir, le vieux maître des Collettes. Prévert et Apollinaire chanteront les petits restaurants. Les journalistes baptisent alors Cagnes : Montparnasse-sur-mer. C’est ce monde interlope que choisit Cyril Connolly comme cadre à son roman Marée Basse.

Cagnes n’est pas une station à la mode en 1930 et on s’y installe « pour fuir la vie mondaine du Cap Ferrat ». L’intérêt de son roman réside dans le portrait d’une Côte d’Azur à l’heure de la Dépression, et les portraits de toute une foule de marginaux qui vivent dans le petit Montparnasse. Connolly décrit dans un style souvent acide les relations entre écrivains et peintres des années trente.”

Les Éditions Alexandrines

 

 

Fondées en 1997 par Marie-Noëlle Craissati, les éditions Alexandrines dessinent, avec la collection « Sur les pas des écrivains », une géographie littéraire dela France.

Né à Alexandrie, Marie-Noëlle Craissati n’a connu longtempsla Franceque par ses écrivains ; l’idée lui vint de relier les écrivains aux lieux dont ils se sont nourri et qu’ils ont marqué de manière significative et durable.

Balade en Essonne, parue en 1997, est le premier volume de la collection « Sur les pas des écrivains » qui compte aujourd’hui une vingtaine de titres. Dans chacune de ces Balades, des biographes – spécialistes des écrivains, écrivains eux-mêmes, journalistes, universitaires – racontent, anecdotes à l’appui, la vie quotidienne des grandes figures littéraires, dans leur contrée d’origine ou d’appartenance. On pénètre ainsi dans l’intimité des grands auteurs tout en découvrant le patrimoine et l’Histoire de la région. Dans certains cas, après la biographie est reproduit un extrait d’un texte de l’auteur évoquant le département ou inspiré par lui. En annexe, un guide pratique répertorie les lieux (musées, maisons d’écrivains) ouverts au public.

Depuis quinze ans, plus de 500 biographies d’écrivains d’hier et d’aujourd’hui ont été recueillies.

Titres parus dans la collection « Sur les pas des écrivains » :

  • § Balade en Essonne,
  • § Balade en Val-d’Oise
  • § Balade en Val-de-Marne
  • § Balade en Oise
  • § Balade en Yvelines
  • § Balade dans l’Aisne
  • § Balade en Seine-et-Marne
  • § Balade dans la Somme
  • § Balade dans les Ardennes
  • § Balade en Calvados
  • § Balade dans le Nord
  • § Balade dans la Manche
  • § Balade en Gironde
  • § Balade dans le Gard
    • § Balade en Loire-Atlantique
    • § Balade en Pas-de-Calais
    • § Balade en Seine-Maritime
    • § Balade en Limousin
    • § Balade dans le Var
    • § Balade en Bretagne Nord
    • § Balade en Midi-Pyrénées I
    • § Balade en Midi-Pyrénées II
    • § Balade en Provence

 

 


 

En préparation :

  • § Balade en Bretagne Sud
  • § Balade en Région Centre

 

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