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La galette des Rois dans le Comté de Nice

L’Epiphanie tombera cette année le dimanche 6 janvier 2013 !

Un article trouvé sur Nice Rendez Vous

Galette des Rois dans le Comté de Nice  pour l’Épiphanie

« Exit la bûche qui a accompagné nos réveillons de Noël et de la Saint Sylvestre et place à la galette de Rois qui déferle dans nos boulangeries. L’Épiphanie se fête le 6 janvier et annonce, dans la tradition chrétienne, l’arrivée des Rois Mages. 

C’est la présentation de Jésus aux Rois Mages, ces savants venus d’Orient en suivant une étoile plus brillante que les autres, l’étoile du berger, qui les a guidés jusqu’à la ville de Bethléem, jusqu’à la crèche où est né l’enfant JésusLes Rois Mages se seraient agenouillés devant le berceau en nommant Jésus «le Nouveau Roi des Juifs». La tradition veut qu’ils aient été au nombre de trois, Melchior, représentant l’Europe, aurait offert l’or, symbole de la royauté, Gaspard, représentant l’Asie, aurait offert l’encens, symbole de la divinité et Balthazar, représentant l’Afrique, aurait offert la myrrhe (résine aromatique tirée du balsamier), symbole de la passion (souffrance et rédemption). Mais aucun n’offrit de galette des rois ! En effet, la galette et sa fève trouveraient leur origine dans les saturnales, fêtes romaines qui célébraient le solstice d’hiver et la promesse des jours qui allongent. Ces fêtes donnaient lieu à des banquets au cours desquels celui qui trouvait la fève était couronné «le roi de la fête».De nos jours, c’est plutôt une fête familiale où grands et petits se rassemblent pour partager la galette des rois, le plus jeune va sous la table et attribue à chacun une part. Celui qui trouve la fève est couronné roi et choisit sa reine mais par ces temps de parité, la reine peut aussi choisir son roi. Dans le Comté de Nice et enProvence, la galette est remplacée par le gâteau des rois, une couronne de brioche parfumée à la fleur d’oranger et décorée de fruits confits. »

Le gâteau des rois

Recette pour 6/8 personnes à commencer la veille
  • Ingrédients

250 g de farine
10 g de levure du boulanger
7 g de sel
20 g de sucre semoule
1 c. à soupe de lait
3 œufs + 1 œuf pour dorer
200 g de beurre ramolli
1 c. à soupe d’eau de fleur d’oranger
fruits confits
1 fève

  • Préparation

Délayez la levure dans un peu d’eau tiède. Prélevez 50 g de farine, versez la levure délayée et faites une boule de pâte.
Mettez-la dans un endroit tiède pour qu’elle double de volume.
Pendant ce temps, versez le reste de farine dans un cul-de-poule, ajoutez le sel, le sucre, l’eau de fleur d’oranger puis incorporez les œufs, pétrissez pour que la pâte devienne lisse et homogène et se détache des parois du bol.

Retrouvez la suite de la recette sur:

Cliquez ici !

NB: L’an dernier Nice Matin écrivait: « La galette frangipane serait en passe de détrôner la brioche. Si, si. Aussi incroyable que cela paraisse, la pâtisserie parisienne gagne chaque année de nouvelles parts de marché… en terre niçoise où la tradition consacre pourtant la brioche ornée de fruits confits »

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2 réflexions sur “La galette des Rois dans le Comté de Nice

  1. Cet article est fort intéressant et bien documenté. En effet, pour les anciens l’année solaire se terminait au solstice d’hiver (remplacé par la fête de Noël par les chrétiens…pas tous!) et une nouvelle année commençait dont l’apogée était le solstice d’été (remplacé par la Saint-Jean par les chrétiens pour la nuit la plus courte): un soleil mourrait lors de la nuit la plus longue et une autre soleil naissait pour une année. Il est, d’ailleurs, intéressant de noter que l’on retrouve tout ces symboles dans la religion catholique (avec la naissance d’un enfant auréolé d’une soleil triomphant). Il faut, en effet, noter que ces fêtes des Saturnales, duraient plusieurs jours et que la période de solstice d’hiver durait le temps des 13 jours: au bout de ces 13 jours il était de coutume de brûler l’arbre que l’on avait décoré (l’arbre de vie dans toutes les mythologies européennes). A Nice, l’usage voulait que l’on jetât l’arbre dans la cour intérieure…et que tous les arbres soient brûlés ensembles. La couronne que nous avons l’habitude de partager est également un symbole solaire. La tradition veut que l’on mette une fève sèche dans la couronne car, ainsi, la tradition pouvait être respectée par toutes les familles y compris les plus pauvres (le fait d’y ajouter des sujets de plus en plus tarabiscotés, voire onéreux, est venu avec l’idéologie marchande des sociétés modernes). D’ailleurs, cette idéologie marchande a, comme dans beaucoup d’autres cas, transformé une coutume ancestrale en une opération commerciale, ce qui fait que maintenant on dit que l’on peut tirer les Rois tout le mois de Janvier: on voit même des couronnes (ou des galettes françaises) apparaitre sur les rayons au moment de Noël (du grand n’importe quoi). La fête des Rois est le 6 Janvier, on y partage une couronne chez nous, c’est une fève sèche que l’on met dans la couronne et…Basta!

  2. Les fruits confis sont préparés par les familles tout au long de l’année selon les différentes cueillettes (du printemps pour les cerises jusqu’à la fin de l’automne pour les agrumes) et ainsi bien gardés pour la couronne des rois en plein hiver.
    Ce qui confère à la couronne, symbole certes solaire mais aussi d’infini, une autre signification; elle est le fruit du travail de l’année écoulée et représente l’année qui s’est achevée (avec ses différentes saisons) mais aussi celle qui s’apprête à recommencer.
    La brioche ainsi parée ressemble vraiment à une couronne sur laquelle étincellent émeraudes, rubis, or et ambre…

    A noter tout de même que les Chrétiens fêtent l’Epiphanie le dimanche et non le 6 janvier pile, dimanche étant un jour de fête non travaillé où l’on peut se réunir plus facilement et prendre son temps. Pas de mauvaise conscience donc à avoir si vous attendez dimanche! Et ça permet au cuisinier de faire bien les choses.

    Il est de coutume souvent de couper une part de plus pour le pauvre (il faut dans ce cas la lui porter, hein, même s’il elle contient la fève) ou l’invité surprise. D’où l’absurdité des galettes individuelles proposées par les boulangers (cette année j’en ai vu avant Noël, brr), une couronne des rois, ça se partage!

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