Le Comté de Nice

Le Comté de Nice fut à l’origine une division administrative des Etats de la Maison de Savoie. Division créée en 1388 qui pris le nom de « Comté de Nice » en 1526. Le Comté de Nice a été annexé à la France en 1860. Le nom de « comté » vient de l’italien contàdo. Il a donc un sens administratif et non féodal.

En 1543, Nice est assiégée par les troupes françaises et la flotte ottomane de Khayr ad-Din Barberousse, le bey de Tunis, résultat de l’alliance de François Ier et de Soliman le Magnifique. La ville est prise après vingt jours, mais suite à la résistance des derniers défenseurs du château, la flotte se retire. C’est là que se place l’épisode de Catherine Ségurane.


Au printemps 1705, les armées du Roi de France commandées par La Feuillade mettent le siège devant les imposants bastions et tours de la ville de Nice, place forte redoutable et débouché stratégique en méditerranée des États de Savoie. Après quelques semaines de siège la ville se rend mais le château résiste aux tirs de l’artillerie du duc de Berwick. Louis XIV ordonne sa destruction totale. Elle sera définitive.


L’armée du Midi de la jeune République française entre dans Nice le 29 septembre 1792, et le 31 janvier 1793, la Convention nationale accepte l’intégration du Comté au sein du territoire national au travers de la création du département des Alpes-Maritimes. Les Barbets niçois luttent en vain contre l’occupation française dans le haut-pays niçois. Par exemple, près de Duranus, le « Saut des Français » garde le souvenir de soldats français qui ont été jetés dans le vide au-dessus de la Vésubie.


En 1859, la France du Second Empire et le Royaume de Sardaigne concluent une alliance dans le but de rejeter l’Autriche hors de l’Italie du nord, la France devant recevoir le comté de Nice en récompense pour son aide. La Grande-Bretagne et d’autres nations d’Europe, s’opposent à l’annexion de la Savoie et de Nice à la France, tout comme Giuseppe Garibaldi, lui même niçois.

Le Traité de Turin, le 24 mars 1860, entérine le changement de souveraineté de la ville. La population niçoise semble tout d’abord assez réticente. Lors des élections législatives de mars 1860, les deux députés élus par Nice au parlement de Turin, Giuseppe Garibaldi et Charles Laurenti Robaudi, sont farouchement opposés à l’annexion.

Un plébiscite est voté le 15 et le 16 avril 1860. Les adversaires de l’annexion appellent à s’abstenir, d’où le faible nombre de vote non. Le oui emporte 83 % des inscrits dans l’ensemble du comté de Nice et 86 % à Nice, en partie grâce à la pression des autorités (curés, syndics,fonctionnaires …)

Pour Paul-Louis Malausséna, directeur de la revue Nice-Historique, lors du plébiscite les bulletins « non » n’étaient comptabilisés que si les votants fournissaient une «explication verbale» aux soldats français. Et à cette époque peu d’habitants du comté de Nice parlaient le français couramment.

Une carte de Nice Rendez Vous

Il comporte une côte d’une trentaine de kilomètres de long (en excluant celle de Monaco) et comprend les vallées du Var, de la Tinée, du Paillon, de la Vésubie, de la Bévéra et de la Roya, jusqu’à la ligne alpine de partage des eaux, laquelle sépare le Comté du domaine aujourd’hui piémontais (Apricale, Dolceacqua, Isolabona, Perinaldo, Pigna et Rocchetta Nervina)

Le Comté de Nice reste une région culturelle vivante et dynamique: langue, théâtre, musique, traditions, cuisine etc.

En langue niçoise, son nom est Comtat de Niça / País niçard selon la norme classique ou bien Countea de Nissa / Païs Nissart selon la norme mistralienne.

Sa capitale est la ville de Nice.

En 2010, des cérémonies officielles ont commémoré les 150 ans du « rattachement » de Nice à la République Française.


Une réflexion sur “Le Comté de Nice

  1. Bonjour,
    petit historique très sympa avec une petite rectification à apporter : Apricale, Dolceacqua, Isolabona, Perinaldo, Pigna et Rocchetta Nervina sont aujourd’hui ligures (et pas piémontais).
    Ces villages ont conscience de leur appartenance au Comté de Nice et ils seront heureux de vous accueillir pour vous présenter leur culture sachant qu’elle a de nombreux points communs avec celle niçoise : cuisine, agriculture, jeux, chants, … Si les dialectes de ces villages sont différents du niçois, l’intercompréhension entre eux ne pose aucun problème. Donc venez vite leur rendre visite 😉

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